Où diable va le conservatisme ? En Grande-Bretagne, au moins, la réponse simple semble être l’opposition, et peut-être pour longtemps. Les non-conservateurs, marqués par les précédentes reprises des sondages et les victoires surprises des conservateurs, n’y croient peut-être pas encore, mais une implosion des conservateurs lors des prochaines élections générales devient probable, comme l’a montré leur soutien considérablement réduit lors des récentes élections partielles. Notre système électoral peut être brutal envers tout parti dont la part des voix est inférieure à un tiers, et depuis de nombreux mois, la plupart des sondages rapprochent les conservateurs d’un quart.
Pourtant, les désastres politiques, ou même simplement la menace d’un tel désastre, peuvent également créer de nouvelles possibilités : l’abandon d’anciens tabous et hypothèses ; la montée de nouvelles idées, personnalités, messages et alliances. En particulier depuis 2021, alors que trois mandats successifs de Premier ministre conservateur sont devenus des exercices de réinvention frénétique, mais aussi au cours d’une période plus longue de doute de soi et d’expérimentation, un nouveau conservatisme a du mal à émerger.
Ce processus a donné naissance au manifeste raté de Theresa May en 2017, avec ses attaques inatte...
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